Lydia ROCHE (artiste peintre)

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Après des études d'Arts Plastiques à l'Université de Bordeaux III entre 1994 et 2001 je suis devenue enseignante et, en parallèle, je suis artiste plasticienne.
Ma démarche est portée par les traces de présences dont je peux empreindre mes supports, principalement des toiles brutes de lin ou de jute (avec du fusain, des encres, de la peinture acryliques ou des bombes).
L'acte de conserver des visages sur ces tissus leur confère une sorte d'éternité, travail sur le temps, la présence et l'absence, jeux de regards et impact de la grandeur de ces formats, … de l'infime détail, de l'abstraction des fonds et des encres à la prégnance d'un affrontement à la fois doux et brutal …

Présences et empreintes

Mise en scène sur les « vestiges » d'une civilisation lointaine. Entre rêve et réalité, entre présence et absence.
De ces vides et de ces taches naissent des bribes d'humanité, de corporéité.
Les peaux s'imbibent sur le lin, le lin ronge les peaux.
Les corps se font et se fondent … se perdent dans les encres.
Fusion « utopique ? » de l'art, de la vie, de la toile, de l'eau et des couleurs, qui s'est arrêtée dans un premier temps… en Afrique. Il faut bien commencer le grand voyage quelque part !
L’Afrique parce qu'elle est peut-être comme une terre d'origine, une terre d'origine de l'Art avec ses corps peints, ses rouges et ses ocres, ses danses, ses traditions ancrées au creux-même de la matière.
Ces visages ou ces corps qui me marquent, comme un éclair fixé, figé dans la rétine, giclent désormais sur la toile, scintillent ou se liquéfient sur ce reste de tissu, tenture ou suaire.
Pas vraiment un retour aux sources dans le sens d'un paradis à jamais perdu, mais c'est Mon retour aux sources, aux sources de la peinture-même. L'inspiration puise alors directement au creux de la tactilité même de la matière vivante que devient cette toile libérée, ou également dans les jeux de fusion de ces encres luisantes qui s'évaporent et s'imprègnent dans les mailles.
Sans naïveté aucune, tenter de conserver dans nos mémoires, comme un passage, ces postures : silhouettes immémoriales et mémorables.
Tenter de créer une œuvre transfusionnelle dans un rituel, non pas un dripping[1] mais un feu d'artifice avec les mains et les pieds dans la matière ; ne faire qu'Un avec la toile, marcher dessus, marcher dedans pour à mon tour y laisser trace et empreinte …
Prix de l'Originalité - 2007, 10ème salon régional d'Arts du Château d'Oléron
Prix du public - 2009, Exposition des créateurs d'Art (Cendrieux, Dordogne)
Prix du concours amateur du dessin de presse et d'humour- St Just le Martel, 2010

Site web : http://lydiarocheart.blogspot.fr/


[1] projection de peinture sur la toile